( 22 octobre, 2013 )

« La laïcité pour un meilleur vivre ensemble »

Chers amis bibliophiles,

Je vous rappelle que notre prochaine  conférence aura lieu le mercredi 6 novembre de 15H à 16H en la salle St Nicolas. Monsieur Jean-Pierre WEISSELBERG sera notre intervenant.

En voici quelques notions .

Bien amicalement,

La Présidente.

La laïcité en France est un principe qui distingue le pouvoir politique des organisations religieuses – l’État devant rester neutre – et garantit la liberté de culte (les manifestations religieuses devant respecter l’ordre public) ; il affirme parallèlement la liberté de conscience et ne place aucune opinion au-dessus des autres (religion, athéisme, agnosticisme ou libre-pensée), construisant ainsi l’égalité républicaine.
Il ne faut pas confondre la laïcité avec la laïcisation. La laïcité ne consiste pas à combattre les religions, mais à empêcher leur influence dans l’exercice du pouvoir politique et administratif, et de renvoyer parallèlement les idées spirituelles et philosophiques au domaine exclusif de la conscience individuelle et à la liberté d’opinion.
« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ». La laïcité est donc au cœur du pacte républicain. Elle reconnaît à tous les citoyens des droits – la liberté de conscience et la liberté de culte – et impose des devoirs : le respect des droits d’autrui et le respect de l’ordre public. Comment s’assurer que ces droits et ces devoirs sont respectés ?
Le principe de laïcité a pris corps pour la première fois pendant la Révolution française : l’abolition de l’Ancien Régime en août 1789 s’est accompagnée de la fin des privilèges ecclésiastiques et de l’affirmation de principes universels, dont la liberté de conscience et l’égalité des droits exprimés par la Déclaration des droits de l’homme.
Au XIXe siècle, les lois de sécularisation ont progressivement affranchi l’État de ses liens historiques avec l’Église catholique et créé de nouvelles normes politiques et sociales bâties sur le principe de l’universalisme républicain. Ce processus, qui prenait place dans un mouvement plus large lié à la modernité, a confié au peuple souverain la redéfinition des fondements politiques et sociaux : les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, l’organisation de l’État, ses composantes et ses représentations, l’éducation, les rites de la vie civile, l’évolution du droit et de la morale, etc., indépendamment de tout dogme religieux. La Troisième République a notamment recréé l’organisation du système scolaire, en instaurant l’enseignement public, laïque et obligatoire (lois Jules Ferry). Ce processus s’est conclu par la loi sur la séparation des Églises et de l’État en 1905, qui a marqué l’aboutissement d’une laïcisation affirmée.
Au long du xxe siècle, l’État a légiféré et généralisé la laïcité en concevant de nouvelles règles de droit qui concernent la famille et l’individu. Avec la Constitution française de 1958, la laïcité fonde désormais le pacte républicain et garantit l’unité nationale.

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( 2 septembre, 2013 )

Des fouilles archéologiques? Pourquoi, comment, qui?

Voici un dossier qui peut vous renseigner sur les raisons d’entamer une fouille et autres raisons, en attendant de poser vos propres questions au conférencier.

Bonne visite.

 

Pourquoi fouiller ?:

Lever aux aurores, comme à l’armée. Après le petit-déjeuner commun, le directeur du chantier y va de son petit briefing et expose le programme du jour. La matinée, on fouille, au rythme des coups de pelle et de pioche dans le sol et des petits frottements de brosse à dents sur la pierre. Plus loin, d’autres photographient, nettoient, puis restaurent méticuleusement les objets déterrés. L’après-midi, c’est relâche : randonnée dans la forêt du coin ou farniente sur la plage pour certains, conférences et débats improvisés avec les archéologues du chantier pour d’autres. En soirée, tout ce beau monde finit par se retrouver autour de la même table pour dîner et bavarder. Voilà à quoi pourrait ressembler une journée-type sur un chantier archéologique.
Si effort physique, culture et vie en communauté font généralement partie du programme de vos vacances, alors un séjour en tant que bénévole sur un chantier de fouilles devrait pouvoir vous combler. Si, au contraire, les choses anciennes vous rebutent et que vous êtes plutôt du genre grasse mat’ en été, on aura peu de chances de vous voir jouer aux archéologues au mois d’août prochain. Car le chantier de fouilles est avant tout un lieu de socialisation où il faut faire preuve de respect mutuel et d’esprit d’équipe. On vous demandera de bien respecter les horaires de travail et de participer tant que possible à la vie du chantier (un peu comme dans une abbaye).
L’autre avantage du chantier de fouilles, et qui devrait ravir les plus passionnés d’entre vous, ce sont les activités proposées. Elles sont très variées et le responsable du chantier fait en sorte d’initier chaque fouilleur bénévole à tous les aspects du métier : étude et classement du matériel archéologique, nettoyage et restauration des céramiques, relevés graphiques du terrain, traitement des données sur ordinateur, etc.

Qui peut fouiller ?:

Si les règlements varient d’un site à l’autre, il existe, pour les bénévoles, des conditions d’admission qui restent communes à tous les chantiers de fouilles. Il faut, dans tous les cas, être âgé d’au moins 18 ans. Certains chantiers en France proposent cependant d’accueillir des mineurs âgés d’au moins 16 ans (en nombre limité), sur autorisation parentale uniquement. Quelques sites en France proposent même des stages d’initiation à l’archéologie pour les plus jeunes. C’est le cas du parc archéologique européen du Mont Beuvray dans le Morvan qui organise chaque été, entre la mi-juillet et la mi-août, des stages payants pour les jeunes âgés de 13 à 17 ans.

La participation à un chantier de fouilles ne requiert pas une formation ou une compétence particulière en archéologie, mais il se peut qu’un responsable de chantier donne la priorité aux étudiants dont le cursus est lié aux sciences humaines (archéologie, histoire, histoire de l’art…). Cependant, il est recommandé aux bénévoles d’être, d’une part, très motivés, et, d’autre part, en bonne condition physique, surtout sur les sites au relief difficile ! Attention, lors de votre inscription, on vous demandera probablement une lettre de motivation ainsi qu’une attestation de bonne santé, histoire de vous faire comprendre qu’un site archéologique n’est pas un village de vacances.

Quand fouiller, et combien de temps ?:

Les campagnes de fouilles programmées étant généralement menées par des universitaires, elles coïncident donc avec les périodes de congés scolaires : au printemps, pendant les vacances de Pâques, mais les chantiers à cette époque restent rares, alors qu’en été, entre le mois de juin et la fin septembre, l’ensemble des chantiers sont en activité. C’est donc sous le soleil que l’on fouille, ce qui n’est pas forcément une bonne chose compte tenu des fortes températures qui peuvent régner sur un chantier en plein mois de juillet. Quand il fait trop chaud, les fouilles se déroulent en matinée. Dans les départements du Sud, elles débutent tôt (parfois vers 7 h du matin !), afin d’échapper aux fortes chaleurs de l’après-midi.
Quant à la durée des séjours proposés aux bénévoles, elle varie selon les sites. Si la plupart des chantiers proposent des séjours de fouilles allant d’une à trois semaines, certains sont plus exigeants et vous demanderont de participer trois semaines au minimum.

Où fouiller ?:

Pas évident de faire un choix quand le nombre de chantiers de fouilles ouverts aux bénévoles en France et dans les DOM-TOM s’élève à près de 300 ! Pour se faciliter la tâche, trois critères de sélection peuvent être pris en compte : la période, la nature, ainsi que le lieu.

- La période. Si vous voulez assouvir votre passion pour les châteaux forts, inutile de vous rendre à Auneau, dans l’Eure-et-Loir, où l’on met à jour des sépultures du néolithique. Allez par exemple retrousser vos manches près d’Auzat, en Ariège, où l’on restaure entre juin et juillet les ruines du château de Montréal-de-Sos (XIIIe siècle). De même, si vous êtes un mordu d’histoire antique, il serait plus intéressant d’aller travailler sur le site d’un ancien théâtre ou d’une villa gallo-romaine que d’aller chercher des outils préhistoriques dans une grotte. Bref, vous l’aurez compris, tout dépend des goûts et des affinités de chacun avec les différentes périodes historiques.

- La nature du site. Tous les chantiers de fouilles ne se ressemblent pas. Certains peuvent se trouver en plein milieu forestier tandis que d’autres sont perdus dans une plaine ou perchés sur le flanc d’une montagne (une ancienne tour de garde, par exemple). Sur certains sites, les conditions de fouilles peuvent être éprouvantes : être exposé en permanence au soleil, ramper, se baisser, fouiller en position allongée, etc.

- Le lieu. Beaucoup de bénévoles choisissent un chantier de fouilles en fonction de sa situation géographique. Le voyage sur le lieu du site étant à la charge du bénévole, certains préfèrent se rendre sur des sites à proximité de leur lieu de résidence afin de limiter les frais de transport. D’autres, encore plus malins, font d’une pierre deux coups et optent pour un site proche de leur lieu de vacances.

À noter, qu’en général, les directeurs de chantier viennent vous chercher à la gare la plus proche du site si vous arrivez par train.

Où se renseigner, comment s’inscrire ? :

Chaque année, le ministère de la Culture et de la Communication met en ligne sur son site internet un moteur de recherche ainsi qu’une liste complète, très détaillée et régulièrement mise à jour, de tous les chantiers de fouilles en France et dans les DOM qui accueillent des bénévoles. La liste, téléchargeable, renseigne pour chaque chantier, sur la nature du site, les dates de début et de fin des campagnes de fouilles, les conditions d’inscription, ainsi que les coordonnées du responsable des fouilles. C’est à ce dernier qu’il convient de s’adresser pour s’inscrire. Il vous indiquera les pièces à fournir et vous donnera davantage de précision quant à la nature du travail qui vous attend une fois sur place. En principe, la participation à une fouille est gratuite. Cependant, certains chantiers peuvent vous demander une participation comprise entre 10 et 30 €.

Autre mine d’informations, le magazine Archéologia qui propose dans son numéro de mai (disponible dans les bibliothèques municipales ou sur commande depuis le site internet de la revue) une sélection de chantiers de fouilles en France, dans les DOM, ainsi qu’en Belgique.
Il est également possible d’obtenir des informations sur les chantiers de fouilles auprès des services régionaux de l’archéologie des DRAC (direction régionale des Affaires culturelles). Ceux-ci sont parfois les mieux renseignés sur les fouilles qui ont lieu dans votre région et devraient pouvoir vous aiguiller dans vos recherches.

Voici notre petite sélection, par période historique, de quelques bons plans fouilles en France métropolitaine :

Site préhistorique d’Auneau (Eure-et-Loir) à 50 minutes de route de Paris et à 25 km de Chartres. Les lieux ont été occupés de 8 000 à 3 500 av. J.-C. par des populations de cueilleurs-chasseurs puis par une communauté de paysans. Les programmes de recherche visent à mettre à jour un cimetière composé de nombreuses sépultures sous dalles. Les fouilles ont lieu généralement au mois d’août. Hébergement des bénévoles en dur ou sous tente et repas à la charge du chantier. Renseignements et inscriptions auprès de Christian Verjux, SRA Centre, 6 rue de la Manufacture, 45043 Orléans, tél. : 02-38-78-85-41. E-mail : christian.verjux@culture.gouv.fr Internet : www.ville-auneau.fr/tourisme/prehistoire.html.

Site de Kerven Teignouse (Morbihan). Chantier riche en vestiges du second Âge du Fer (VIe au IIe s. av. J.-C.). Chaque campagne de fouilles d’été vise à mettre en valeur l’évolution de l’habitat sur le site. Hébergement des fouilleurs bénévoles en centre d’accueil. Plus de renseignements en contactant Daniel Tanguy, Saint-Quidic, 56240 Plouay. E-mail : tanguy.d@wanadoo.fr Internet : www.kerven.org.

Mégalithes en Corse du Sud. L’ÎIe de Beauté regorge de statues-menhirs du Néolithique. Plusieurs chantiers de fouille les étudient chaque été, parmi lesquels celui de Stantari, dans la commune de Sartène ainsi qu’à Monte Revincu. Pour plus de renseignements, s’adresser au Service régional de l’archéologie de la DRAC de Corse, 19, cours Napoléon, 20181 Ajaccio. Tél. : 04-95-51-52-25.

Site de Saint-Sauveur à Lattes (Hérault). Exploration des civilisations méditerranéennes à travers les ruines d’un port antique (VIe s. av. J.-C. au IIIe s. ap. J.-C.) situé près de Montpellier. Les repas et l’hébergement des bénévoles sont pris en charge par le chantier. Se renseigner auprès des Fouilles de Lattes, CDAR-UMR 5140, 390 avenue de Pérols, 34790 Lattes.

Les oppida d’Auvergne. La région est célèbre pour ses fortifications gauloises, situés généralement sur un plateau ou au sommet d’une colline. Les oppida de Gergovie, de Gondole et de Corent dans le Puy de Dôme, ainsi que l’oppidum de Cordes-Chateloi dans l’Allier font régulièrement l’objet de fouilles approfondies en vue de dégager les fortifications et mettre en évidence les fossés. Se renseigner auprès du Service régional de l’archéologie de la DRAC d’Auvergne, Hôtel de Chazerat, 4, rue Pascal, 63000 Clermont-Ferrand. Tél. : 04-73-41-27-19.

Le site du Vernai à Saint-Romain-de-Jalionas (Isère). Ce chantier met à jour un complexe gallo-romain comprenant une remarquable villa, des thermes, des ateliers ainsi qu’un bâtiment agricole. Renseignements auprès de la mairie de Saint-Romain-de-Jalionas, tél. : 04-74-90-76-01 ou de la SRA de la DRAC de Rhône-Alpes, 6 quai Saint Vincent, 69001 Lyon, tél. : 04-72-00-44-00.

Site du Château Ganne à La Pommeraye (Calvados). Fouilles d’une importante fortification datant du XI-XIIe siècle. Hébergement en gîte d’étape et repas assurés par le chantier. Renseignements et inscription auprès d’Anne-Marie Flambard-Héricher, Université Esplanade de la Paix, 14032 Caen. Tél. : 02-31-56-59-19. E-mail : crahm.flambard@unicaen.fr Internet : www.chateauganne.org.

Le Château d’Orville (Val d’Oise). Étude de l’évolution d’un village rural sur près de mille ans (de l’époque mérovingienne au XVIe. Siècle). Pas d’hébergement sur place mais sa situation (proche de la ligne D du RER) en fait un chantier idéal pour les franciliens amateurs d’archéo. et passionnés par le Moyen-Age. Inscription auprès de François Gentili, c/o SDAVO Abbaye de Maubuisson, 95310 St Ouen l’Aumône. E-mail : contact@orvillechateau.com Internet : www.orvillechateau.com.

Bon à savoir :

La restauration du bâtiment est souvent l’étape succédant à la fouille archéologique. Ici, il ne s’agit pas vraiment de fouiller le sol, mais plutôt de mettre en valeur des bâtiments ou des édifices anciens (de l’époque médiévale généralement). Même si ces chantiers ont surtout recours à des restaurateurs et à des artisans spécialisés (charpentiers, menuisiers, tailleurs de pierre…), les volontaires sont toujours les bienvenus. Alors si l’expérience vous intéresse, sachez qu’il existe en France de nombreuses associations qui se consacrent au sauvetage et à la remise en état des monuments historiques.

Quelques grandes associations de restauration en France :

CHAM : l’association « Chantiers histoire et architecture médiévale » s’attaque aux bâtiments laissés à l’abandon en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer, ainsi qu’en Afrique. Elle organise chaque année des chantiers de bénévoles ou de volontaires ainsi que des rencontres pédagogiques, des visites pour les jeunes et des expositions.
Pour les inscriptions, se renseigner auprès de CHAM, 5-7, rue Guilleminot, 75014 Paris. Tél. : 01-43-35-15-51. Internet : www.cham.asso.fr.

REMPART est un réseau regroupant 170 associations nationales et internationales de défense du patrimoine. Les chantiers REMPART restaurent des châteaux pour en faire des lieux d’exposition ou des musées. Ils accueillent de nombreux bénévoles, et les mineurs sont parfois acceptés (sous certaines conditions) dans le cadre de stages d’initiation.
Pour obtenir la liste des activités et s’inscrire à un chantier, se renseigner auprès du siège de l’association : 1, rue des Guillemites, 75004 Paris. Tél. : 01-42-71-96-55. E-mail : contact@rempart.com. Internet : www.rempart.com.

Le Club du Vieux Manoir est une association spécialisée dans la sauvegarde des édifices en péril (châteaux, églises, chapelles, portes…). Plusieurs dizaines de chantiers pour bénévoles sont prévus chaque été.
Pour obtenir le programme complet des chantiers, contactez le Club du Vieux Manoir, ancienne abbaye de Moncel, 607000 Pontpoint. Tél. : 03-44-72-33-98. Internet : www.clubduvieuxmanoir.asso.fr.

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( 2 septembre, 2013 )

Prochaine conférence

 

Prochaine conférence : «  Les fouilles archéologiques : pourquoi et comment ? » par M. Dominique BOURDIN, le 2 octobre de 15H à 16H aux salles St Nicolas. Tarif : 3 euros pour nos membres et 5 euros pour les non –adhérents.

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( 2 septembre, 2013 )

Soyez les bienvenus le 7 septembre 2013

Chers amis bibliophiles,

Les vacances touchent à leur fin, les arbres se teintent d’ocre, les écoliers retrouvent leur banc et nous, nos animations culturelles et associatives. Donc, nous vous invitons à venir visiter votre stand aux salles St Nicolas le samedi 7 septembre de 9H à 18H, pour prendre connaissance de votre programme, précédemment posté pour les membres sans courriel, et honorer votre cotisation. En vous remerciant de votre fidèle soutien, nous vous disons donc à samedi.

L’équipe de l’ A.B.C.

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( 12 juin, 2013 )

Compiègne et ses vitraux

Le 5 juin , vous avez assisté à une belle intervention faite par M .BRAULT sur Les vitraux

à Compiègne. Vous avez été nombreux à apprécier ce thème tellement lié à notre

patrimoine historique et religieux.

C’était aussi la dernière conférence de cette saison .

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( 10 mai, 2013 )

Un aperçu du passé militaire de notre ville de garnison

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Bonne promenade historique dans le passé de Compiègne et un clin d’œil à l’avenir pour

notre École d’État Major.

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( 10 mai, 2013 )

L’ Histoire militaire de Compiègne

Chers amis bibliophiles,

Nous vous rappelons notre prochaine conférence sur l’ Histoire militaire de Compiègne
par Monsieur Jean-Yves BONNARD qui aura lieu le mercredi 15 mai en la salle St Nicolas
à 14H. Notre conférencier se fera un plaisir de vous dédicacer son ouvrage si vous
souhaitez acquérir un exemplaire.

Pensez au plaisir que vous pourriez apporter aux passionnés de l’histoire de Compiègne
en leur offrant ce bijou dédicacé; une occasion unique.

A bientôt donc.

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( 12 mars, 2013 )

Les merveilles Corses

 

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( 12 mars, 2013 )

I CORSI SONO BENVENUTI

Chers amis bibliophiles,

Un très chaleureux et riche sujet que celui qui sera présenté par M. Jean-Louis ANDREANI le 3 avril pour nous parler entre mystère et anecdotes de la situation de l’île de BEAUTE. J’ai fait quelques recherches en amont en guise de mise en bouche, accompagnées de photos et je remercie M.MARIN.

Bien cordialement,

La Présidente.

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( 12 mars, 2013 )

« Les îles de Méditerranée, des espaces autres ? Représentations de la spécificité insulaire corse. »

Ce que l’on retient souvent de la conceptualisation de la Méditerranée, c’est une fonction de creuset entre deux rives, entre Orient et Occident, entre Europe, Asie et Afrique. L’échange de cultures et la rencontre de l’altérité sont bien au cœur du concept même, et a fortiori au cœur de la région éponyme. Dans ce vaste espace, il faut pourtant déceler aussi des figures de l’Autre plus relatives, des infra-altérités, d’un enjeu idéologique et géopolitique moindre, qui constituent presque des figures de l’altérité : les îles.
Elles couvrent environ 4% de la Méditerranée, inégalement réparties, et peuvent être poussières insulaires des mers Égée et Ionienne, ou grandes îles telles que Chypre, la Sicile, la Crête, la Sardaigne, la Corse. Sur le plan culturel, elles forment des passerelles qui oscillent en permanence entre fermeture et ouverture à « l’Autre » par l’intermédiaire de routes commerciales dont elles sont des escales maritimes. Terres d’exil, de refuge, et conservatoire de traditions, les îles méditerranéennes sont aussi devenues progressivement des îles laboratoires. Elles participent pleinement aux images et aux mythes de la Méditerranée, selon une double caricature, renvoyant d’un côté aux images idylliques des voyagistes, de l’autre à l’isolement et à l’archaïsme. Leur réputation de monde à part a un vieil ancrage dans les foisonnants discours littéraires, scientifiques et médiatiques. Le concept d’insularité dépasse le simple fait géographique et comporte également une dimension socioculturelle. Et le nœud de cet concept est bien l’altérité entre île et continent.
Pour analyser précisément les représentations de cette altérité insulaire en Méditerranée, nous proposons d’abord de donner un rapide aperçu des représentations de la spécificité des îles de Méditerranée occidentales – où se situent les îles les plus grandes – avant de nous intéresser en particulier à un parangon de ces îles, la Corse, pour analyser enfin le dynamisme de la rhétorique insulaire en Corse, en lien avec la revendication d’une reconnaissance identitaire forte.
I. Représentations de la spécificité des îles de Méditerranée occidentale
Le fait insulaire en Méditerranée occidentale se caractérise par la présence de grandes îles – situées entre de vastes territoires continentaux. Aussi les représentations sont-elles souvent pensées depuis le continent, et les îles sont donc représentées comme « autres ». A travers un échantillon d’indices variés – mot, discours, statut politique – nous verrons ce que laisse entendre et ce que donne à voir l’insularité en Méditerranée.
A. La langue
Nous allons ainsi partir de la représentation a priori la moins idéologique : le mot, dans sa stricte vocation de désignation. Or, les langues romanes expriment la vision d’une mise à l’écart et connotent la spécificité, en adoptant sans doute un regard cartographique de mise à distance de l’île.

En latin déjà, l’île est perçue relativement à son éloignement et à son abandon potentiel. L’item « Insula » du dictionnaire [1] propose : « île : pâté de maisons formant un îlot entouré par des rues qui l’isolent comme la mer isole l’île ». Dans un glossaire de référence [2], certains exemples évocateurs sont apportés : « Insula : domus ab aliis separata ; insularis poena : exilium, relegatio in insulam. » L’île est un lieu de punition, où reléguer les bannis. Ainsi s’exprime le point de vue éminemment continental de la société romaine qui fixe la perception de l’île, territoire et société, dans l’ensemble de la Romania. La langue française développe la même chaîne sémantique et étymologique, ainsi peut-on lire dans le Trésor de la Langue française [3] la définition suivante, après les définitions élémentaires : « île : entité administrative ; un quartier, une ville, une nation ». Le mot « entité » ici employé marque déjà bien la connotation d’autonomie, mais un coup d’œil aux mots corrélés permet de découvrir les notions suivantes : « Insularisme : Caractère de ce qui est insulaire, en particulier à propos de l’Angleterre. » « Insulation : Volonté d’un être, d’une communauté de s’isoler ».

Les connotations de séparation néfaste et anormale sont également au cœur de la langue italienne [4] : « cio che è, o appare separato, segregato, nettamente distinto da tutto quanto lo circonda, materialmente o idealmente. ».
Or cette association linguistique entre « île » et « isolement » n’est pas universelle, mais est bien le reflet sociolinguistique d’une réalité sociohistorique précise, celle de l’Empire Romain, centralisé et terrien. Dans d’autres langues, émanant d’aires géographiques et culturelles plus fortement marquées par l’insularité, il en va différemment. Ainsi, en grec ancien « Ile » se dit « nesos » un mot-racine qui ne dérive d’aucun autre et vise une réalité en elle-même. Rien dans la notion qu’exprime le mot, n’évoque la séparation, ni même la discontinuité d’avec une autre réalité. De même, en anglais, « island » [5] vient de « eiland », mot composé de « eig » lui-même dérivé de « ahwa » qui signifiait « water », (eau), avec le sens de « pertaining to water, watery, watered » ; et de « land » (terre). Enfin, en japonais, l’« île » (« shima ») se compose de « shi » (petit) et « ma » : dont un des sens primitifs proposés relève de « l’entre-deux », plus précisément de « l’entre-deux spatio-temporel ». L’île s’entend donc comme « intermédiaire entre des mondes duels », et c’est cette hybridité qui prime dans la perception de l’île. La notion d’isolement qui se rattache à l’île dans la famille des langues romanes est donc toute relative.
B. Tradition du discours savant et littéraire
Un rapide survol des discours savants relatifs aux îles laisse apparaître une tradition homogène qui pointe toujours la spécificité de ses espaces. Un historien des études insulaires, Franck Lestringant [6] , explique que dès la géographie antique, les îles sont regroupées et rangées par catalogue parce que l’histoire des découvertes géographiques épouse l’histoire de la navigation. Les îles, terres d’escale, ont eu un rôle central : chez Strabon comme chez Ptolémée, ces espaces sont traités à part des continents, tandis que Diodore de Sicile leur consacre un livre entier de sa Bibliothèque Historique, intitulé Nesiotiké [7], et que Pline l’Ancien consacre une section particulière de son Histoire naturelle aux îles [8]. Les découvertes s’accélèrent avec les Temps Modernes et c’est à cette époque qu’apparaissent les premiers atlas composés uniquement de cartes d’îles : « Isolarii » en italien, « Insulaires » en français qui connaissent un essor ininterrompu du XV° siècle au XVIII° siècle. Les descriptions que comportent ces isolarii, évoquent souvent des îles « nageantes », des habitants chimériques, dans la lignée du merveilleux de la Renaissance, où la frontière entre découverte scientifique et découverte d’imaginaire est ténue.
Avec les Lumières, des typologies rigoureuses apparaissent, et la géographie émerge comme science véritable, mais le vieux discours désignant l’île comme objet à part perdure. Son particularisme géographique induit même la singularité de ses habitants, et ce déterminisme géographique inspire bientôt d’autres disciplines, dont la psychologie : Abraham Moles définit la notion d’îléité : « Puisque l’île est un espace fermé par une frontière naturelle avec la mer, les hommes des îles sont des frontaliers, et contrastent avec les hommes du continent. L’île est un contour et ses limites sont aussi des ruptures comportementales » [9]. Il donne ainsi naissance à la nissonologie – science des îles – qui consacre le principe d’une culture insulaire façonnée par la dialectique ouverture/fermeture. Cette rhétorique sera abondamment reprise en littérature où la figure de l’île devient objet de fascination et de mythe. De nombreux ouvrages et colloques explorent la fortune littéraire du motif de l’île au fil des âges et des cultures [10]. Mais sur le plan politique aussi, les îles, notamment en Méditerranée, jouissent d’un certain aparté.
C. Statut politique particulier
Si la plupart des îles du Pacifique ou des Caraïbes sont devenues indépendantes, dans l’ensemble méditerranéen, seuls deux États insulaires sont indépendants : Malte, indépendant depuis 1964, et Chypre, indépendant depuis 1960. Néanmoins, à l’exception de la Crète et de Djerba, les autres grandes îles de Méditerranée occidentale se caractérisent par un statut d’autonomie ou un statut spécifique qui confirme une altérité par rapport au continent, quel que soit ce continent national. Ainsi la Sicile est autonome depuis 1946, la Sardaigne depuis 1948, les Baléares depuis 1983 (mais bénéficiaient d’une pré-autonomie depuis 1979, soit un an après la constitution de l’Espagne). La Corse a un statut spécifique depuis 1982 (qui a connu des évolutions en 1991 où la Collectivité Territoriale de Corse se substitue à l’Assemblée de Corse). On précisera en outre que des mouvements indépendantistes existent quasiment sur chaque île, témoignant de volontés séparatistes par rapport au continent national. Ainsi les représentations particularistes des espaces insulaires sont-elles le fait des continents, mais aussi des insulaires eux-mêmes. Pour observer comment se forge dans l’île même ce discours altéritaire, nous nous proposons d’observer ici une île en particulier : la Corse.
II. Zoom sur les représentations de la spécificité insulaire corse
En Corse, la représentation de l’insularité connote et souligne la spécificité. On peut d’ailleurs éprouver la méthodologie précédemment utilisée pour voir comment les représentations les plus a priori désintéressées, expriment déjà cette séparation : mots et images seront analysés pour dégorger les différenciations qu’ils sous-tendent.
A. Les mots « île » et « insularité » : le lien avec l’isolement
A l’entrée « isula », le dictionnaire Ceccaldi, [11] ne propose pas de définition. Il renvoie à un autre mot, « solu », à l’entrée duquel on trouve une liste de mots que l’auteur lui associe étymologiquement. C’est ainsi que le mot « isula » (île) est ainsi associé à « Sulitudine » (la solitude), à « desulà » (désoler), à « isulamentu » (l’isolement). Si le renvoi à ce dernier vocable est linguistiquement légitime, ce n’est pas le cas des deux autres rapprochements. L’étymologie proposée pour « isula », à partir de « solu » est fautive. Les autres dictionnaires de langue corse ne suivent d’ailleurs pas le Ceccaldi sur ce point, mais dans le dictionnaire en ligne, correspondant à la base de données de la langue corse INFCOR [12], nous trouvons « isulà, isolà : Staccà da ciò chì hè à l’intornu.- Alluntanà, mette solu : isulà un malatu, un prigiuneru.- Toglie tutte e relazioni cù qualchidunu o cù parechji : isulà una persona, un statu.- Figurativu. Cunsiderà à parte : isulà una frasa, una parulla da u so cuntestu.- Figurativu. Prutege da influenze termiche : isulà l’interiore d’una casa.- Sinonimi : scartà, staccà, spiccà, separà, chjude, segregà, rilegà, cunfinà. » Ici aussi est développé le lien avec la solitude, puisque le verbe « isulà » signifie « mette solu » (mettre seul) et « isulassi » signifie « ritirassi solu » (se retirer pour rester seul). Les synonymes proposés pour ces verbes sont également riches en connotations négatives : (s’)écarter, (se) séparer, (se) détacher, (se) fermer, ségréger, reléguer, confiner, s’exiler. Inspirés par la langue, les écrivains corses sont nombreux à exploiter poétiquement le lien entre « solitude » et « île » dans des textes aux titres éloquents, tel que Isula sola [13] qui redouble la solitude de l’île, ou Isolitudine [14], mot-valise qui agglomère « isola » et « solitudine » pour créer un substantif d’état qui pourrait désigner l’état d’âme nostalgique de l’insularité.
B. Les images : exemples de représentations cartographiques de la Corse dans le territoire français
Sur la plupart des représentations cartographiques de la France, la Corse se distingue par l’encart qui la borde. Les cartographes sont obligés de composer avec la distance qui sépare la Corse des côtes et recourent au subterfuge de l’encart qui rapproche des territoires éloignés. Certes, l’encart est marqué pour indiquer le trucage, toutefois, si l’on comprend bien l’impératif cartographique qui préside à ce mode de représentation et si l’on ne peut que saluer l’honnêteté de la signature, il convient de considérer qu’il souligne plus encore la singularité de l’île dans le territoire national. Un coup d’œil sur quelques représentations cartographiques à l’entrée « France » dans Le Petit Larousse illustré, permet de le comprendre. Dans la plupart des représentations, c’est le dispositif de l’encart situé en bas à droite – c’est-à-dire au Sud-Est – qui est retenu, comme on peut le constater dans les éditions les plus récentes du Larousse [15].
La France (in Petit Larousse Illustré, Paris, Librairie Larousse, 2007).
Toutefois, cette représentation standard a parfois été abandonnée au profit d’autres méthodes. Ainsi, dans les trois pages de cartes que le Petit Larousse illustré de 1981 [16] propose à l’article « France » on note de sensibles variantes. La première page de carte représente la répartition de la population, la deuxième est une carte physique, la troisième représente la France de l’industrie. Dans les cartes principales des deux premières pages, l’encart comprenant la Corse est placé en bas à gauche, au mépris de sa situation effective. L’encart est ici disposé non selon la logique d’esquisse de situation mais pour rentabiliser l’espace vacant. Il n’y a plus de place en bas à droite, en revanche, la nécessaire représentation du Finistère breton laisse un blanc atlantique qui peut accueillir l’encart de la Corse – tout de même reporté en bas, pour suggérer sa position au sud -. Si le mode de représentation de ces deux pages interroge sur la place de l’île dans le territoire national, la troisième page laisse plus perplexe encore. En effet, ce jeu de cinq cartes représente la localisation par secteur des principales industries. Quatre de ces cartes, dont la plus grande, ne représentent pas la Corse, au motif certainement que les industries sectorielles n’y sont pas présentes. Une nouvelle fois, l’appartenance territoriale de l’île est cartographiquement mise en doute. Dans l’ensemble de cette édition du Petit Larousse, la représentation de la Corse est sacrifiée à des contraintes de place.
La France (in Petit Larousse Illustré 1981. 1980. Paris : Librairie Larousse).
Or, les représentations cartographiques sont des instruments délicats qui peuvent faire l’objet de lectures idéologiques. Victoire Canale, militante indépendantiste l’exprime ainsi : « Il faut insister sur le rôle de l’insularité dans la résistance de la formation sociale corse : la frontière persiste au-delà des mesures administratives, le territoire est délimité jusque dans la conscience des habitants. Il suffit à l’écolier corse de regarder une carte géographique de la France pour que le trait noir qui sépare la Corse et la France prenne valeur de symbole » [17].
C. L’histoire : Evolution de la dénomination de la Corse
De « l’isle de Corse » à « la Corse »
La Corse n’a pas toujours été désignée de la même façon. Pendant longtemps, « isle » était systématiquement accolé au nom de la Corse pour ensuite disparaître avec l’acculturation française. En effet, la France et ses voyageurs, cartographes puis administrateurs, l’ont longtemps nommée « isle de Corse », dans la lignée de l’appellation italianiste « isola di Corsica » ou même déjà latine puisque les premières cartes portent le titre Corsicae insulae. Ainsi, jusqu’au XVIII° siècle, les documents qui la mentionnent parlent tous de l’« isle de Corse », mais c’est au moment où la France assied son pouvoir dans l’île que la terminologie évolue : en 1789, on parle encore des ordonnances concernant les droits du roi dans l’Isle de Corse [18]. En revanche, avec la création du département en 1790, on ne parle plus d’« Isle de Corse », les députés sont appelés « députés de Corse ». Au fil du XIX° siècle et encore plus au XX° siècle, l’insularité est officiellement gommée. Le géographe Michel Biggi rappelle que : « Une fois républicanisée et francisée, l’île corse ne fut plus qu’un ou deux départements, une référence et même récemment une Collectivité Territoriale mais plus jamais une île. Le statut particulier de la Corse en 1982 ne mentionne jamais le mot « île » » [19]. La négation de l’insularité laisse entendre que le mot et la notion d’« île » sont dangereux pour l’unité territoriale, comme le suggérait Abraham Moles quand il affirmait que « l’existence des îles est en soi attentatoire à l’autorité de l’État ». [20]
Vicissitudes contemporaines du vocabulaire insulaire
Rayée du vocabulaire officiel, l’« île » revient peu à peu comme marqueur de spécificité et exhortation à la défense de la Corse, identitaire ou économique. Ainsi à la fin du XIX° siècle, les débats à l’Assemblée Nationale s’enflamment autour de la rhétorique de « l’île oubliée » [21]. Dès 1920 l’hebdomadaire A Muvra [22] se fait la voix de l’île oubliée. Ce bulletin régionaliste de l’île de Corse [23] inaugure le mouvement corsiste et remet la nature insulaire de la Corse au cœur de la réflexion. Le discours anti-français qu’il recèle ne tarde pas à être récupéré par le mouvement irrédentiste italien [24]et à partir de 1927, le quotidien de Livourne Il Telegrafo lance Voci dell’isola di Corsica, une feuille hebdomadaire en Corse. Et l’on constate que la Corse retrouve ici son appellation d’avant la domination française, son statut d’ « isola » qui l’isole performativement de son cadre national.
La Deuxième Guerre mondiale précipite les événements, mais la contestation en germe reprend après guerre et s’intensifie avec les Trente Glorieuses [25] lorsque la Corse se sent seule à ne pas bénéficier de l’euphorie économique. En 1963 est crée le Comité d’Action et de Promotion de la Corse qui sera remplacé en 1967 par Mouvement Revendicatif Insulaire (MRI) qui remet l’insularité de la Corse au cœur de la revendication. Le vocabulaire de l’île est plébiscité pour les protestations car il marque la spécificité à laquelle l’État doit répondre. C’est pourquoi les mouvements autonomistes qui s’éveillent dans les années 70 s’emparent avec force de la notion d’ « île ». A titre d’exemple, notons que le texte fondateur du Front régionaliste corse s’intitule Main Basse sur une île. [26] Autre symbole fort, la carte d’identité corse imprimée en 1976 par l’UPC [27] porte les armes patriotiques de l’Isula di Corsica. Déjà en 1973 pour protester contre le scandale écologique des Boues rouges avait été organisée la première manifestation Isula morta.
Ce sera désormais le nom consacré des journées de grève générale qui bloqueront l’île, chaque fois que la société corse cherche à témoigner son mécontentement envers l’État [28]. Plus récemment, en 1989, face à la politique de continuité territoriale lancée par l’État, l’ensemble de la société corse a réagi en demandant plus de compensations à la situation d’insularité, et en réclamant « une prime d’insularité » [29]. Cette prime, accordée et régulièrement renégociée depuis, n’a jamais été officiellement appelée « prime d’insularité » par l’État. De façon très éloquente, ce nom est celui que seuls les Corses lui donnent. Les symboles de l’île et de l’insularité ont donc bien été accueillis par une société corse, qui ne s’est pourtant pas toujours pensée comme insulaire. Cette émergence de la conscience insulaire en Corse semble même s’effectuer après que l’insularité a été vécue comme un handicap [30]. Il y a là une véritable inversion du stigmate au point qu’aujourd’hui l’insularité semble s’être imposée comme une des clefs et des symboles de la corsitude.
III. Dynamisme de la figure de l’île en Corse : quelques indices du lien avec la revendication d’une reconnaissance identitaire
La rhétorique insulaire s’est largement intensifiée au gré des revendications identitaires qui se sont installées dans l’île depuis les années mille neuf cent soixante.
A. Récupération de l’image de l’île : logos, affiches, tags
Le logo de la Collectivité Territoriale de Corse est remarquable : la forme de l’île est associée à celle de l’Hexagone. Les deux formes sont mêlées mais se distinguent par les structures de hachures qui les composent. Il ne s’agit pas que de contour, la substance chromatique et graphique même diffère : La Corse est représentée par une teinte sombre qui contraste avec la couleur claire qui dessine l’Hexagone ; on peut d’ailleurs noter que la France continentale est stylisée, géométrisée, quasi abstraite donc tandis que la Corse garde un contour plus réaliste et plus courbe. La spécificité – et la proximité affective – de la Corse est donc visuellement affirmée, sans pourtant éclater totalement le cadre national. C’est le modèle le plus couramment adopté par les institutions consulaires et autres collectivités locales, comme l’illustre également le logo de l’institution qui a précédé la Collectivité territoriale de Corse, à savoir la Région de Corse : le cadre national est esquissé à l’arrière-plan, déréalisé par le pointillé et l’abstraction, tandis que la stylisation de l’île, dynamique et charnue s’y inscrit en même temps qu’elle s’en démarque.

A l’inverse, les partis politiques régionaux se passent majoritairement de cet arrière-plan hexagonal et n’utilisent que l’image de la Corse. Ainsi la seule forme de l’île stylisée a été le symbole de l’Azzione pè a Rinascita Corsa (l’ARC, Action pour la Renaissance de la Corse) depuis les années mille neuf cent soixante-dix, semblable à celle qu’on la voit trôner en première page du manifeste Autonomia [31].
Cette évolution jusqu’à l’abstraction de la silhouette de la Corse qui se veut incisive sera déclinée jusqu’à plus soif en pendentifs et graffitis. Plus encore que la tête de maure ou que la forme plus réaliste de la Corse, c’est cette Corse stylisée qui symbolise l’engagement autonomiste [32]. D’une façon générale, il convient de considérer que la figure de l’île est devenue un support visuel archi-usité qu’arborent en pleine page une profusion de couvertures de magazines régionalistes. L’île devient référence.
B. Récupération du thème insulaire : musique, littérature, journalisme
La Musique
Du Riacquistu jusqu’à nos jours, la production littéraire et artistique de l’île a largement utilisé le mot et le symbole de l’île. Le tableau ci-dessous est réalisé par DIGAMUSIC, une base de données en ligne [33] qui recense les sorties musicales corses [34]. Ce document comporte deux formations dont le nom évoque très directement l’île : Isula et Isula Bella. On compte ensuite quatre albums dont le titre renvoie à l’île : Isula d’Antoine Ciosi, Isula de Petru Guelfucci, Isulamea d’Isula et Isulanima de Soledonne. Du côté des titres de chansons, ce ne sont pas moins de 18 morceaux différents que l’on recense (certains titres étant repris sur différents albums d’un même groupe ou chanteur). Vannina BERNARD-LEONI – EHESS

Au-delà du simple aspect quantitatif, il convient de voir combien dans les titres qui l’invoquent, l’île est associée à des affects ou des concepts forts. Nous pouvons noter des qualificatifs laudatifs ou conjoncturels, tels qu’Isula bella (belle île), ou Isula brusgiata (île brulée). Mais la récurrence des notions de refuge est plus frappante encore : on trouve ainsi Isula citadella (île citadelle), Isula stana (île tanière) qui évoque la sécurité et la douceur maternelle, tout comme Isula madre (île mère) vécue également intiment. Les mots-valises Isulamea (mon-île) et Isulanima (île-âme) indiquent une relation de fusion, et enfin l’île ets présentée comme archétype matriciel avec Isula idea (île-idée).
Littérature
On peut faire les mêmes remarques concernant le champ littéraire. De nombreux ouvrages littéraires corses affichent, dès leur titre, la marque de la conscience insulaire [35].

La quantité de titres porteurs d’insularité est significative, et même s’il est difficile d’établir dans quelle mesure ils correspondent au choix des auteurs ou des éditeurs profitant d’une vogue, il n’en est pas moins incontestable que l’insularité est devenue une thématique brandie, voire vendeuse.
Presse
En ce qui concerne les périodiques, il faut noter un titre emblématique dans les années mille neuf cent quatre-vingts : le très vivant mouvement associatif s’est alors structuré en Fédération culturelle – baptisée A Falce – et la revue en langue corse qu’elle lance en 1984 s’intitule Isule. Aujourd’hui encore, la presse régionale n’est pas en reste. Le vocabulaire de l’insularité l’émaille fréquemment et de nombreux articles abordent cette thématique. La Corse, votre hebdo, supplément hebdomadaire de l’unique quotidien régional, le Corse-Matin, arbore en première page un bandeau « Toute la vie insulaire » depuis janvier 2002 [36]. Dans le même esprit, le coupon d’abonnement du magazine propose de « continuer à vivre l’île » et se définit comme « le magazine de la vie insulaire ». Indéniablement, la figure de l’île est largement exploitée en Corse. Mais il convient à présent de voir comment l’insularité est pensée par les instances de réflexion.
C. Investissement scientifique du concept
Nous proposons ici quelques jalons bibliographiques pour sonder l’évolution de la prise en compte de l’insularité, et les analyses qui en font une clef de compréhension.
Janine Renucci est l’auteur d’une thèse intitulée Corse traditionnelle et Corse nouvelle, la géographie d’une île [37] (1975). Dès l’introduction, elle dresse un historique de l’idée selon laquelle l’évolution des îles a ses rythmes propres, et interroge : « Existe-t-il une infirmité des îles ? ». De cette thèse sera tiré un résumé pour la collection Que sais-je ? [38] . Les différentes rééditions dont il fut l’objet au cours des vingt dernières années montrent comment la perception de l’insularité évolue. D’abord seulement présentée comme un handicap au développement, elle est peu à peu désignée comme un argument-clef de la thèse d’identité corse spécifique, qui doit être prise en compte. [39] L’approche géographique de l’insularité se renouvelle encore plus clairement dans les années 1990, avec Joseph Martinetti, auteur d’une thèse intitulée Insularité et marginalité en Méditerranée occidentale, l’exemple de la Corse [40]. Il cesse de considérer l’insularité comme un paramètre parmi d’autres, pour en faire une clef de compréhension [41]. L’étude de la stricte insularité physique est donc bien dépassée et cède le pas à une étude des représentations qui s’y rattachent. Ainsi, la réflexion sur l’insularité est également nourrie par des disciplines annexes. Des réflexions plus collectives sont lancées sur le sujet [42], mais c’est avec les travaux de la sociologue Anne Meistersheim que le concept d’insularité s’affirme réellement en Corse. De sa thèse d’État écrite en 1989, Territoire et insularité [43], à son ouvrage-phare, Figures de l’île [44], elle ne cesse d’affirmer l’île comme objet de recherche privilégié et espace de la complexité. Dès 1983, elle a en outre créé au sein de la jeune université de Corse l’Institut de Développement des Iles Méditerranéennes (IDIM) [45], un laboratoire de recherches qui a permis l’organisation de nombreux colloques pluridisciplinaires [46].

Dans le sillage de ce dynamisme nissonologique, l’évolution des publications encyclopédiques corses est significative : les six premiers tomes du Mémorial des Corses, écrits dans les années 1980-81, n’enregistrent aucune occurrence d’ « insularité ». En revanche, le dernier tome, de 1999 [47] atteste l’apparition de la thématique insulaire [48]. Et l’Encyclopediae Corsicae, datant de 2004, est désignée en sous-titre : l’encyclopédie de l’île de Corse. Au total, l’index général de l’encyclopédie indique que le terme « île » apparaît dans 27 articles des tomes d’anthropologie, et dans 19 articles du tome de sciences politiques ; « insularité » apparaît deux fois dans le volume de sciences naturelles, une fois dans les volumes d’histoire, et une autre dans le tome de sciences politiques.
Les ouvrages de vulgarisation emboîtent le pas. Le CRDP de l’Académie de Corse publie un numéro de synthèse sur la Corse intitulé La Corse, une région insulaire [49]. De son côté, le journaliste Jean-Louis Andreani cherche à expliquer la question corse aux continentaux dans Comprendre la Corse [50], un essai pédagogique dont le premier chapitre présente la corsitude comme une synthèse d’insularité, de méditerranéité et de francité [51]. Il explicite en définissant l’insularité qu’il érige en « clef essentielle de compréhension. » Le même Jean-Louis Andreani a d’ailleurs poursuivi son effort pédagogique, avec la publication d’une synthèse intitulée La Corse, Histoire d’une insularité [52].
Conclusion
Considérées comme « autres » par leurs voisins continentaux, les îles sont donc des espaces qui finissent par se considérer, voire se revendiquer intrinsèquement comme « autres ». L’exemple corse le montre bien à travers la grande fortune du concept d’insularité qui, en dépit de sa complexité, semble s’être imposé à la faveur du regain identitaire engagé sur l’île depuis le Riacquistu des années 1960-70. Il a cessé d’être confiné au vocabulaire universitaire et s’est banalisé, au point qu’on peut parler d’émergence d’une conscience insulaire en Corse comme prolongement d’une conscience identitaire. La figure de l’île semble être plébiscitée car elle connote la spécificité, et redouble l’altérité entre continent et île. La différence semble ainsi d’autant plus irréfutable qu’elle est matérialisée par une réalité géographique.

Pourtant, si de multiples discours – même scientifiques – consacrent ce concept, sa pertinence épistémologique n’est pas unanimement reconnue et fait encore l’objet d’un vif débat. La géographe Nathalie Bernadie-Tahir [53] a récemment ouvert la voie de la contre-insularité en s’engageant dans son dernier ouvrage contre les quatre « I » habituellement associés à l’insularité – immobilisme, isolement, imaginaire, identité : « L’insularité ne peut être considérée comme le fondement géographique d’un fonctionnement social, économique, sociétal, politique et culturel spécifique, mais bien plutôt comme la projection spatialisée a posteriori d’une production identitaire cherchant dans le cadre territorial la légitimité de sa distinction ». N. Bernardie-Tahir, en insistant sur la dimension idéologique de la rhétorique insulaire, rappelle que comme tout autre, le concept d’insularité est lui aussi un concept construit.
[1] ERNOUT, A et MEILLET, A. 1994 (4e éd.). Dictionnaire étymologique de la langue latine, Histoire des mots. Paris : Klincksieck.
[2] DU CANGE. 1938 (nouveau tirage). Glossarium mediae et infimae latinitatis. Paris : Librairie des sciences et des arts.
[3] Trésor de la langue française disponible sur le site http://atilf.atilf.fr/tlfv3.htm (pages consultées le 3 avril)
[4] BATTAGLIA, Salvatore (dir). 1977 (2° ed.). Grande dizionario della lingua italiana (21 tomes). Torino : UTET.
[5] SIMPSON, JA (prepared by). 1989 (second edition). The oxford english dictionnery ( XX tomes). Oxford : Clarendon Press.
[6] LESTRINGANT, Franck. 2002. Le livre des îles, Atlas et récits insulaires de la genèse à Jules Verne. Genêve : Droz. p.24.
[7] DIODORE DE SICILE. « Iles, en particulier de Méditerranée, livre V ». In : Bibliothèque historique. Paris : Edition Adolphe Delahays (1851).
[8] LESTRINGANT, Frank. 2004. « La voie des îles », pp.113-122. In : Médiévales, n°47. Paris : PUF, automne 2004.
[9] MOLES, Abraham. 1982. « Nissonologie ou science des îles », pp. 281-289. In : l’Espace Géographique, n°4.
[10] Ainsi Iles des merveilles : mirage, miroir, mythe organisé à Cerisy en 1993 (REIG, Daniel (dir). 1997. Iles des merveilles : mirage, miroir, mythe. Paris : L’Harmattan.), celui organisé en 1998 au Congrès National des Sociétés Historiques et Scientifiques, intitulé Les îles, du mythe à la réalité, ou encore les travaux de Franck Lestringant ou d’Eric Fougère
[11] CECCALDI, Mathieu. 1988 (2° édition). Dictionnaire Corse-français, pieve d’Evisa. Paris : Editions Klincksieck.
[12] Site de l’ADECEC, page isula, disponible sur http://adecec.net/infcor/ricerca.ph… consultée le 21 mars 2007.
[13] ROSSI, Petru. 1986. “Isula sola”. In : U Ribombu.
[14] FRANCHI, Ghjuvan Ghjaseppiu. 1992. Isulitudine. Ajaccio : La Marge.
[15] Petit Larousse illustré. 2007. Paris : Librairie Larousse.
[16] Petit Larousse illustré 1981. 1980. Paris : Librairie Larousse. Nous nous excusons de la qualité particulièrement piètre de la deuxième reproduction, rendue délicate par le franchissement de l’inter-page.
[17] CANALE, Victoire. « Encore et à nouveau sur la question nationale corse ». p.25. In : Cuntrasti, n°2. Mai 1983.
[18] POMPONI, Francis (dir). 1981. Le Mémorial des Corses. Tome 1, ouvrage cité supra, pp.442-477.
[19] IDIM (ed.). 2006. Les îles malgré l’Europe. Les cahiers de l’IDIM revisités. Bastia : Materia Scritta .
[20] MOLES, Abraham. Ouvrage cité supra, p.57.
[21] Dans les discours du député Emmanuel Arène en particulier.
[22] C’est exactement le15 mai 1920 qu’est lancé A muvra, dont le titre, signifiant « le mouflon », utilise la figure de l’animal symbole d’invulnérabilité et de liberté corse.
[23] POMPONI, Francis (dir). 1981. Le Mémorial des Corses. Tome 4. L’île éprouvée, 1914-1945. Ajaccio : Le Mémorial des Corses, p.96.
[24] En 1927 également est crée en Corse le Mouvement Irrédentiste avec Francesco Guerri. Pour plus de précisions sur ce chapitre, nous renvoyons à la lecture de POMPONI, Francis (dir). 1981. Le Mémorial des Corses. Tome 4, ouvrage cité supra, pp. 228-238.
[25] Ibidem.
[26] Front régionaliste corse. 1971. Main Basse sur une île. Paris : Martineau.
[27] Unione di u Populu Corsu. Encart paru dans Arritti à partir de 1977. reproduit In : BERNABEU-CASANOVA, Emmanuel. p.208.Ouvrage cité supra.
[28] La première journée Isula morta s’organise en 1973 contre le scandale des Boues Rouges ; on en recense en 1976 pour marquer la solidarité avec Edmond Simeoni jugé pour les faits d’Aléria, en 1980 suite à l’affaire Bastelica-Fesch, ainsi qu’en 1995 pour l’obtention d’une prime de transport. Affiche reproduite In : DIANI, François. Canta u Populu Corsu, ouvrage cité supra, p.119.
[29] Sur ce chapitre, nous renvoyons à BIANCARELLI, Bernard, « Mouvements sociaux , un corps qui bouge » In : ARRIGHI, Jean-Marie et VINCIGUERRA, Marie-Jean (dir). 1999. Le Mémorial des Corses. Tome 7, Chroniques de fin de siècle 1981-2000. Ajaccio : Albiana, pp.142-148.
[30] RENUCCI, Janine. 1975. Corse traditionnelle et corse nouvelle, géographie d’une île. Lille : Service de reproductions des thèses Université de Lille III (thèse présentée devant l’université de Lyon II le 19 janvier 1973).
[31] Reproduit In : POMPONI, Francis (dir). 1981. Le Mémorial des Corses. Tome 5. De l’histoire à l’actualité, 1945-1980. Ajaccio : Le Mémorial des Corses.
[32] Ibidem, p. 90.
[33] Site consultable sur http://www.digamusic.com.
[34] Données consultables sur http://www.digamusic.com/chansonsi.html.
[35] Les informations suivantes sont extraites du Ghjurnale di a messagera , n° 6 été 1993. Numéro spécial catalogue, du numéro 38 de la revue Etudes corses sortie en 1992 (Numéro spécial Activité littéraire en Corse), ainsi que du catalogue général des livres de Corse, imprimé en 2007 par l’Association des éditeurs corses.
[36] Premiers numéros hebdomadaires du 16 juillet au 22 août 1999.
[37] RENUCCI Janine, 1975. Corse traditionnelle et Corse Nouvelle, la géographie d’une île. Lille : Service de reproductions des thèses Université de Lille III (thèse présentée devant l’université de Lyon II le 19 janvier 1973.
[38] RENUCCI, Janine. La Corse. 1982, 1986, 1991, 1996, 1997, 2001. Paris : P.U.F. (collection Que sais-je ?)
[39] RENUCCI, Janine, ouvrage cité supra, 1997.
[40] MARTINETTI, Joseph. 1989. Insularité et marginalité en Méditerranée occidentale. L’exemple corse. Ajaccio : Le signet.
[41] Travail prolongé dans Le regard des géographes français sur la Corse (XVIII-XIX°). Strade, n°9. décembre 2001 Dans le prolongement de ses premiers travaux, il dirige en 2001 un numéro de la revue Strade consacrée au regard des géographes français sur la Corse et sur son insularité, puis en 2002, c’est à la revue Etudes corses qu’il livre une présentation de Marmocchi, géographe de l’Italie pré-unitaire qui a travaillé sur la Corse.
[42] Ainsi en 1987, la revue Peuples Méditerranéens (n°38-39, janvier-juin 1987) qui publie régulièrement sur la Corse lui consacre un numéro entier sous le titre L’île paradoxe. En écho à cette livraison, à la fin de l’année 1987, le Centre d’Etudes Corses d’Aix-en-Provence organise un colloque intitulé L’île miroir.
[43] MEISTERSHEIM,.Anne. 1991. Territoire et insularité, le cas de la Corse. Paris : Publisud.
[44] MEISTERSHEIM, Anne. 2001. Figures de l’île. Ajaccio : DCL.
[45] IDIM (ed.). 2006. Les îles malgré l’Europe. Les cahiers de l’IDIM revisités. Bastia : Materia Scritta , p.11.
[46] En 1992, Ajaccio accueille une rencontre autour du thème « Suds et îles méditerranéennes, Terres d’initiatives ou terres d’assistance ? » Mais l’événement le plus emblématique est « L’Ile-laboratoire » organisé en 1997. MEISTERSHEIM, A. (dir). 1998. L’île laboratoire. Actes du colloque de l’Université de Corse, 19-21 juin 1997. Ajaccio : Ed. Piazzola.
[47] ARRIGHI, Jean-Marie et VINCIGUERRA, Marie-Jean. 1999. Le Mémorial des Corses. Tome 7, chronique de fin de siècle 1981-2000. Ajaccio : Albiana. telle que Construction européenne et insularité qui revient sur le statut fiscal de la Corse, Eurisles et IMEDOC, ou des îles, la Méditerranée et l’Europequi développe surtout les questions de l’insularité de petite taille, les coûts de l’insularité, la fragilité des petites économies, et la nécessaire coopération inter-îles.
[48] ROMBALDI, Michel. « Les îles, la Méditerranée et l’Europe ». In : Le Mémorial des Corses, Tome 7, ouvrage cité supra, pp.309-319.
[49] FLORI, Renée et al. 1996 [1986]. La Corse, une région insulaire. Ajaccio : CRDP, CTC.
[50] ANDREANI, Jean-Louis. 2004 (1999).Comprendre la Corse. Paris : Gallimard.
[51] Ibidem, p.18.
[52] ANDREANI, Jean-Louis (ed). 2005. La Corse, histoire d’une insularité . Paris : Le Monde et Librio (n° 673).
[53] BERNARDIE-TAHIR, Nathalie. 2008. L’autre Zanzibar. Géographie d’une contre-insularité. Paris : Karthala.

http://www.msh-m.fr/diffusions/rusca/rusca-langues-litteratures/Colloque-2009-Monde-mediterraneen/Articles,357/Vannina-BERNARD-LEONI-Les-iles-de/Les-iles-de-Mediterranee-des

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